Lors d'un don de sang, une femme peut-elle donner celui de ses règles ?

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Voilà quelques précisions quand au sujet :
Menstruation
La menstruation (ou règles) désigne un écoulement sanguin périodique évacué par le vagin, saignement qui est une manifestation visible du
cycle
menstruel des femelles en âge de procréer de certaines espèces de mammifères. Parmi ces espèces se trouvent majoritairement des
primates : tous les Catarhiniens ou presque (singes de l'Ancien monde, dont fait partie l'espèce humaine), ainsi que certains Platyrhiniens
(singes du Nouveau
monde) . Des chauves-souris et une espèce de musaraigne, le macroscélide de Peters présentent aussi cette caractéristique
physiologique .
Les menstrues correspondent à l'évacuation de la couche superficielle de la muqueuse de l'utérus, l'endomètre, qui s'était constitué plus tôt
durant le
cycle menstruel pour accueillir un éventuel œuf fécondé. En l'absence de fécondation, la surface de l'endomètre, richement vascularisé, est
alors
évacué par le vagin sous forme d'un saignement plus ou moins abondant, sur une période pouvant durer de trois à dix jours, et pouvant
s'accompagner de douleurs.
Dans l'espèce humaine, la première menstruation ou « ménarche » apparaît entre la préadolescence et l'adolescence, et ce phénomène
s’arrête
définitivement lors de la ménopause. Les menstruations sont généralement interrompues durant la grossesse. Les saignements sont
communément
absorbés par des protections hygiéniques. Culturellement, les règles sont souvent associées à l'impureté et à une contrainte. Chez la
femme, le
volume des pertes menstruelles est compris entre 50 et 60 mL de sang, mais varie entre les individus et selon les cycles .
Le terme menstruation vient du mot latin mensis « mois » (proche du grec mene, la lune) qui évoque une parenté avec les cycles lunaires
mensuels.
Les menstruations correspondent à un écoulement de sang comportant des cellules issues de la surface de l'endomètre. Elles surviennent
généralement après un cycle menstruel durant lequel l'ovule
n'a pas été fécondé.
Les premières règles ou ménarches apparaissent à une âge variable selon les individus, estimé entre 12 et 13 ans. Elles peuvent toutefois
survenir beaucoup plus tĂ´t ou beaucoup plus tard, sans que
cela ne soit révélateur d'une affection. Les règles peuvent mettre plusieurs cycles à devenir régulières .
L'hypothétique effet McClintock indiquerait que lorsque plusieurs femmes vivent ensemble, il y a synchronisation des règles. Cependant, cet
effet est largement controversé et les preuves
scientifiques actuelles tendent à indiquer l'absence de phénomène de synchronisation, la synchronisation constatée serait due au hasard.
Ce phénomène a été observé chez d'autres animaux comme
la souris sous la forme d'une synchronisation des œstrus au sein d'un même groupe, phénomène appelé effet Whitten .
Le nombre de menstruations au cours de la vie varie. Il est estimé qu'une femme américaine a environ 450 menstruations durant sa vie,
alors qu'une femme aborigène d'Australie en a environ 180,
en raison du nombre plus élevé d'enfants conçus et de l'allaitement consécutif à la grossesse. Il est également estimé que les femmes du
Paléolithique étaient peu réglées, en raison de leur courte
espérance de vie, du nombre de grossesse vécues et de l'allaitement consécutif, mais aussi en raison de leur activité physique ou de leur
mauvais état de santé, périodes pouvant provoquer une
absence de règles .
Les spermatozoïdes peuvent survivre dans le corps de la femme pendant une période de 2 à 5 jours et l'ovule environ 24 heures. La période
de fécondation commence donc cinq jours avant
l'ovulation et se termine une journée après celle-ci.
La période de menstruation, lorsque les cycles sont régulièrement établis, est donc peu fertile mais le reste néanmoins .
La fonction de reproduction, c'est-à-dire la production des gamètes et des hormones gonadiques, est contrôlée par l'axe hypothalamo-
hypophysaire.
L'hypothalamus synthétise et libère de manière pulsative une hormone peptidique (GnRH = hormone gonadolibérine) qui stimule la libération
par
l'hypophyse antérieure de deux hormones FSH et LH. Les hormones principales ovariennes impliquées dans le contrôle du cycle menstruel

sont les œstrogènes, la progestérone et l'inhibine. Au début du cycle, l'hypophyse antérieure (glande pituitaire) libère la FSH (hormone
stimulant la
folliculogenèse) signalant au follicule immature de grandir dans les ovaires. Le follicule est un sac contenant l'ovocyte. Normalement, un seul
ovule
est produit par cycle. Il n'y a pas de coordination gauche/droite. Le même ovaire peut donc théoriquement émettre un ovule plusieurs mois
de suite.
En fait, la présence d'un corps jaune dans un ovaire perturbe fortement la sélection du follicule dominant, de telle sorte que chez 88 % des
femmes,
l'ovulation se produit alternativement dans un ovaire, puis dans l'autre. Le premier follicule à se développer sécrète de l'inhibine. Les niveaux
d'œstrogènes montent quand l'hormone est sécrétée par le follicule qui se développe. Ce taux d'œstrogènes est à son maximum juste avant
l'arrivée
de l'ovulation. L'ovulation a lieu le 14 e jour du cycle, environ 36 h après le pic de LH (hormone lutéotrophe) libérée par l'hypophyse
antérieure. Ce
pic de L.H est provoqué par l'importante quantité d'œstrogènes qui étaient présents juste avant l'ovulation .
Après l'ovulation, œstrogènes et progestérone sont chacun sécrétés par le corpus luteum (ou corps jaune) qui se développe à partir du
follicule
rompu et reste dans l'ovaire. Le rôle de la progestérone est de préparer le corps pour une éventuelle grossesse. En particulier, la
progestérone
provoque une augmentation de la température basale d'environ 0,3 °C. Cette augmentation de la température peut être utilisée pour
détecter
l'ovulation.
Si aucune grossesse n'intervient le corpus luteum dégénère et le niveau des hormones chute brutalement, ce qui provoque l'élimination de
l'endomètre lors de la menstruation.
S'il y a une grossesse, le placenta produit les hormones pour interrompre le cycle menstruel : hCG (hormone gonadotrophine chorionique
humaine) pour garder le corpus luteum ; inhibine pour empĂŞcher une autre ovulation.
L'absence de règles est désignée sous le terme d'« aménorrhée ». Elle peut être primaire ou secondaire.
Une fois les premières menstruations apparues et régulièrement établies, l'absence de règles, ou aménorrhée secondaire, traduit
généralement une grossesse et peut se prolonger pendant
l'allaitement (aménorrhée de lactation). À partir de l'âge de 40 à 50 ans, il peut s'agir de l'apparition de la ménopause. D'autres facteurs très

fréquents peuvent causer une disparition des règles :
maladies graves, prises de certains médicaments, anorexie, pratique sportive intensive, troubles d'origines utérine ou ovarienne .
L'allaitement consécutif à une grossesse aboutit à une anovulation ainsi qu'à la suspension des règles, dues à l'action sur l'axe

hypothalamo-hypophysaire des stimulations mamelonnaires liés à la
succion et aux stimuli neurosensoriels .
Il est possible de choisir d'avoir des règles ou non par l'utilisation d'un moyen de contraception hormonal comme une pilule combinée prise

sans interruption, une pilule progestative prise en
continu, un DIU hormonal, un implant progestatif, un anneau contraceptif ou encore un patch pris sans interruption .
Chez certaines femmes, une douleur pelvienne (au niveau du bassin) ou des crampes de l'utérus, appelées dysménorrhées peuvent

précéder et accompagner la période des règles. Elle peut s'associer
dans le cadre du syndrome prémenstruel (ou SPM) à des douleurs, des malaises, de la fatigue, dans certains cas à une anémie. Ces

douleurs peuvent perturber la vie quotidienne ou le sommeil et
entraîner une irritabilité. Certaines femmes peuvent également ressentir des maux de tête, une douleur dans le bas du dos ou une tension

des seins (qui peuvent augmenter de volume en fin de
cycle), et rendre nécessaire le changement de taille de soutien-gorge.
On distingue généralement les dysménorrhées primaires, liées à l'effet des prostaglandines, qui affectent en priorité les adolescentes lors

des premières années de leurs règles, et qui sont le plus
souvent sans gravité, bien que pouvant être invalidantes, et les dysménorrhées secondaires, liées à de nombreuses pathologies possibles,

dont l'endométriose. Dans le premier cas, les pharmaciens
peuvent délivrer des traitements de type anti-inflammatoire non stéroïdien, en l'absence de contre-indications. Dans le second cas, ou

lorsque les traitements sont inefficaces, il est nécessaire de
consulter un médecin .
Ces douleurs poussent certains pays à instituer un « congé menstruel » pour les femmes concernées :
le Japon depuis 1947 : les employeurs doivent déterminer la durée autorisée des absences et si elles sont rémunérées ou non ; seules 0,09

% des Japonaises osent le
prendre en 2016, contre 1,6 % en 2004, 9,2 % en 1985 et 26,2 % en 1965 ; 17,8 % prennent systématiquement des anti-douleurs et 31,8 %

en prennent « parfois » ;
l'Indonésie depuis 1948 ; cependant, depuis la modification de la loi en 2003, l'employeur n'est plus obligé de payer ses salariées quand

elles veulent bénéficier de ce
congé et les femmes doivent désormais subir un examen médical afin de prouver qu'elles ont bien leurs règles ;
la Corée du Sud depuis 2001 : chaque salariée a droit à un jour de congé (non payé) par mois ;
Taïwan depuis 2013 : les femmes ont droit à trois jours de congés menstruels payés supplémentaires par an, additionnés aux 30 jours de

congés maladie à moitié payé
auquel tous les employés ont droit ;
en 2015, la Zambie institue une « fête des mères » qui accorde aux salariées un jour de repos supplémentaire chaque mois, sans certificat

médical et indépendamment de
l'âge de l'employée .
En Italie, un projet de loi autorisant les femmes à prendre trois jours de congés payés par mois en cas de règles douloureuses, a été

présenté en mars 2017 .

Selon la gynécologue Brigitte Letombe, opposée à la mise en place de ce congé : « Les femmes ne doivent pas rester chez elles en cas de

règles insupportables à chaque cycle. » et doivent consulter
« Contrairement à une croyance populaire, il n’est pas normal d’avoir mal pendant cette période. Cela peut cacher une pathologie plus

grave, comme l’endométriose. Selon l’Inserm, 40 % des
femmes qui souffrent de douleurs chroniques pelviennes intenses, notamment au moment des règles, en sont atteintes » .
La menstruation est un phénomène physiologique « spectaculaire », à l'origine de nombreux croyances et tabous culturels souvent liés à

l'idée d'impureté.
Dans l'Europe pré-chrétienne les règles sont partie prenante d'une ritualisation du passage des saisons, qui concernent aussi bien la terre,

les plantes que la reproduction humaine. L'ethnologue
Sylvie Muller explique ainsi la place des règles dans le calendrier de l'ancienne Irlande paysanne :
« Au printemps, les fleurs signalent la disponibilité d’un potentiel fécond, exploité en Irlande par les mariages de février ; en été, se déroule

la gestation des fruits ; en automne
ont lieu la récolte et l’accouchement ; enfin, l’hiver correspond à la saison de la mort, de la menstruation et des sacrifices sanglants, pendant

laquelle se constitue le terreau,
lequel est composé des vies mortes qui nourriront le prochain cycle saisonnier . »
Chez les Oglalas, un rite de passage nommé Išnati Awicalowanpi isolait les jeunes filles en ménarche. On leur attribuait temporairement un

tipi à l'extérieur du village. Une femme d'expérience,
choisie par la famille, avait comme rôle de voir à ses besoins et de lui enseigner ses futures tâches d'épouse et de mère. Une dizaine de

jours après l'apparition des premières menstruations, une
cérémonie était menée par un chaman. L'invocation de l'esprit du buffle avait pour but d'assurer la fécondité de la jeune fille et de marquer

son passage du monde des enfants Ă  celui des adultes.
Les religions sémitiques (notamment juives et musulmanes) associent différentes croyances et interdits aux règles. Les femmes sont

considérées en état d'impureté rituelle lorsqu'elles ont leurs
règles. En Islam, pendant son cycle menstruel , la femme musulmane n'a pas le droit de faire sa prière ni son jeûne ni d'avoir un rapport

sexuel (avec pénétration) avec son mari. Par ailleurs,
pendant le pèlerinage de la Mecque, la circumambulation lui est interdite.
Dans la Bible, le Lévitique décrit l'impureté des objets qui touchent les règles de la femme :
« La femme qui aura un écoulement de sang restera 7 jours dans la souillure de ses règles. Si quelqu'un la touche, il sera impur jusqu'au

soir.
Tout lit sur lequel elle couchera pendant ses règles sera impur et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur.
Si quelqu'un touche son lit, il lavera ses vĂŞtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
Si quelqu'un touche un objet sur lequel elle s'est assise, il lavera ses vĂŞtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
S'il y a quelque chose sur le lit ou l'objet sur lequel elle s'est assise, celui qui y touchera sera impur jusqu'au soir.
Si un homme couche avec elle, si la souillure des règles de cette femme vient sur lui, il sera impur pendant 7 jours et tout lit sur lequel il

couchera sera impur.
La femme qui aura un écoulement de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles, ou dont les règles dureront plus que d'habitude,

sera impure pendant toute la période
de son écoulement, comme pendant ses règles . »
Niddah, Mikvé (bain rituel juif)
Tahara (islam)
Les restrictions existent dans d'autres religions : sikhisme, jaĂŻnisme, hindouisme...
Dans les sociétés traditionnelles, il existe également des croyances très diverses liées aux menstruations. La question de la contamination

est par exemple présente chez les Marquisiens :
« Les menstruations étaient entourées de plusieurs restrictions, et étaient la principale raison pour laquelle les femmes étaient regardées

comme impures et impies. Les femmes
ayant leurs règles devaient être évitées sous peine de contracter la lèpre, par contamination par contact avec elles, ou avec le fluide

menstruel ou avec leurs vĂŞtements. Les
restrictions liées aux menstruations ont ensuite été étendues à toutes les femmes pubères à toutes les occasions. Il était interdit aux femmes

de passer au-dessus de tout objet ou
structure, ou de passer au-dessus de la tĂŞte d'une personne. Ainsi, une femme ne pouvait pas s'asseoir sur la selle d'un homme, aller en

canoë, ou s'asseoir sur une chaise ou sous
le porche d'une maison si un enfant Ă©tait Ă©galement en dessous. Car autrement elle contaminait l'objet ou la personne. Et la contamination

ne pouvait être enlevée qu'en tuant la
femme, ou en détruisant l'objet, ou en pratiquant le rituel ha'a tahe tahe . »
Le supposé pouvoir contaminant des règles reçoit à l'époque moderne diverses justifications. Au XIX e siècle, le criminologue italien

Cesare Lombroso, dans le cadre d'une théorie sexiste et
naturalisante de la criminalité, liait ainsi les menstruations à la criminalité féminine . Les sexologues Masters et Johnson font état,

concernant la mĂŞme Ă©poque, d'une tentative de justification
médicale, en Angleterre, de la croyance en un pouvoir corrupteur des règles sur la nourriture :
« En 1878, le prestigieux British Medical Journal édita une série de lettres de médecins qui donnaient des « preuves » que le contact d’une

femme qui avait ses règles pouvait
abîmer le jambon qu’elle avait touché . »
En 1846, Victor Hugo cite l’exemple des catacombes de Paris, vouées en partie à la culture des champignons, et interdites aux femmes,

dont les menstrues pouvaient « faire tourner et pourrir » les
plantations. Lui-même affirme que l’indisposition périodique des actrices « fait tomber le blanc et le rouge » dont elles se maquillent .
En France à l'époque contemporaine les premières règles sont généralement mal vécues par les jeunes filles. Les règles en effet sont

largement associées à un sentiment de honte et de dégoût. Elles
sont identifiées à une saleté à cacher, en particulier des hommes. Cela participe à faire considérer la condition féminine comme une

contrainte .
En 2018, selon l'UNESCO dans certains pays, les 2/3 des jeunes filles ignorent encore ce qui leur arrive quand leurs règles apparaissent .
L'ONU a mis à jour début 2018 ses principes directeurs internationaux sur l’éducation sexuelle en plaidant pour une éducation sexuelle

"complète et de qualité" promouvant la santé et le bien-être,
le respect des droits de l'homme et l'égalité des sexes, pour un passage plus facile et sûr de l'enfance à la vie adulte . La connaissance du

phénomène de menstruation est l'un des nombreux sujets
que l'Ă©ducation sexuelle aborde (dans la famille et/ou Ă  l'Ă©cole).

Plusieurs expressions désignent les menstrues d'une femme.
Certaines font référence à la guerre : « les Anglais ont débarqué » remonte aux guerres napoléoniennes par référence aux armées

britanniques qui ont débarqué en France suite à la bataille de
Waterloo en 1815 et l'ont occupée jusqu'en 1818. Ces armées étaient en effet vêtues d'uniformes rouges et le lien avec le flux menstruel

désagréable apparaît en 1820 dans le parler populaire
parisien, en mauvais souvenir de l'occupant . La métaphore de la couleur rouge est aussi utilisée en Belgique ou en Grèce avec l'expression

« les Russes sont arrivés » (référence à l'Armée rouge),
tandis qu'aux Pays-Bas on « hisse le drapeau rouge », voire le « drapeau japonais » .
« Avoir ses ragnagnas » utilise le mot ragnagna qui semble dériver du gascon « arrouganh » signifiant le désir ou l'envie .
« Avoir ses ourses » (ou « avoir ses ours ») est peut-être un glissement linguistique pour « avoir ses jours » (expression désuète) ou une

référence à la déesse lunaire Artémis dont le nom signifie
« ourse puissante » .
13/20
Onzemoune, tu fais chier avec ta phrase à rallonge et ces césures à la con !
9.5/20
Redirection: vous allez être redirigé vers le site: https://www.bestgore.com/
10/20
???...Ah! Non! C'est un peu court, jeune homme!
On pouvait dire... Ho! Dieu!... Bien des choses en somme...

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